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En pratique

Adaptation du concept

'La première année nous avons eu 150.000 euros de pertes, la deuxième 50.000'

Lancement à l’aveuglette
L’histoire du Néerlandais Michel Buijs de Havana à Utrecht semblera familière à de nombreux collègues. Vous vous jetez plein d’enthousiasme sur un nouveau défi, mais découvrez rapidement que la réalité est moins rose que ce à quoi vous vous attendiez. Le chiffre d’affaires est insuffisant, les frais d’achat s’envolent et en coulisses, des vices cachés se dévoilent. Avant de vous en rendre compte, vous allez tout droit vers une débâcle financière, car votre rendement reste désespérément en-dessous de vos attentes. Dans quoi vous êtes-vous lancé ?

Lourdes pertes
A la fin de l’année, Michel a établi le triste bilan financier : le chiffre d’affaires stagnait à 850.000 euros, les pertes s’élevaient à 150.000 euros. L’entrepreneur était dans le pétrin. Il était grand temps de demander de l’aide. La marge bénéficiaire brute devait grimper. Des achats plus contrôlés et des horaires plus intelligents étaient donc nécessaires. Michel a opté pour un changement radical. "J’ai repensé tout le concept. De restaurant, nous sommes passés à une formule de brasserie, avec des tapas, des plats plus simples, et pour les étudiants, des amuse-bouches du jour pour cinq euros. Avec des prix moins élevés et une offre plus large, je voulais attirer un public plus vaste."

Redressement
Ensuite, la situation se redresse, et les pertes semblent faire partie du passé. Le chiffre d’affaires de Havana fait un grand bon en avant, passant à 1,4 millions, pour 160.000 euros de bénéfices. Lorsqu’il repense au passé, Michel dit aujourd’hui : "En cinq ans d’entreprenariat, j’ai acquis dix ans d’expérience, tant cette période a été intense. Aujourd’hui, je réfléchis à trois fois avant de dépenser mon argent, car je veux que Havana reste sain."

Contrôle financier

‘De bons lociciels permettent de s’adapter adéquatement aux changements’

Vérification des marges
Arno Hartogh, copropriétaire de la brasserie Zalmhuis dans la ville néerlandaise de Rotterdam : “Grâce au stimulant de la brasserie, nous utilisons des logiciels performants pour notre administration financière. Nous vérifions quotidiennement les marges dans un tableur. En travaillant avec 13 périodes de 4 semaines, nous pouvons constamment comparer les volumes et produits.”

Diminution des frais de personnel
“Nous vérifions tout nous-mêmes. Peu à peu, nous avons adapté notre politique aux chiffres. Ainsi, nous ne travaillons plus avec un horaire hebdomadaire pour le personnel, mais avec le programme Dyflexis. Il permet de faire face aux imprévus par jour, voire même par pause déjeuner. Ce qui a réduit considérablement les frais de personnel!”